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Parcours de membres : Jean-François Thibault

janvier 27, 2020

Jean-François Thibault est nouvellement « revenu » en tant que membre au Cercle des Jeunes Leaders. Ingénieur junior, il travaille présentement WSP où il cherche à développer les marchés du transport et de la distribution de l’énergie électrique à travers le Canada. Mais sa carrière a débuté plus tôt, alors qu’il est étudiant à l’École de technologie supérieure (ÉTS) et qu’il fonde Énergie-ÉTS, un regroupement étudiant s’intéressant aux enjeux énergétiques.

Son implication au sein de la communauté fut d’ailleurs soulignée par l’octroi d’une distinction de la part l’ÉTS. En effet, à l’automne 2016, lors d’un gala, il fut nommé Ambassadeur Relève de l’ÉTS, une reconnaissance par les pairs attribuée une fois tous les 2 à 4 ans aux diplômés d’exception s’étant démarqués par leurs réalisations dans le milieu des affaires, de la recherche ou, plus largement, au sein de la société civile.

Bref, le passage de Jean-François à l’ÉTS fut marquant et lui donna l’opportunité inusitée de discuter des enjeux énergétiques canadiens et internationaux avec plusieurs acteurs du milieu des affaires, de la politique et de l’environnement.

« Une chose qui m’a particulièrement frappée à l’époque, c’était l’incapacité de plusieurs dirigeants d’entreprises énergétiques à comprendre que leur contexte d’affaires était marqué plus que jamais par la politique. » C’est d’ailleurs ce constat et les réflexions qui en ont découlé qui furent à la source de son inscription au programme de maîtrise en management à HEC Montréal.

Jean-François rédigea son mémoire de maîtrise sur le projet d’Oléoduc Énergie Est de la société TransCanada sous la supervision de Joseph Facal.

Selon ses conclusions, le projet Énergie Est a été abandonné, car des acteurs influents ont senti qu’il était à leur avantage politique de se distancier du projet pour ensuite carrément lui mettre des bâtons dans les roues. 

« L’Alberta et le Québec ont bien davantage en commun que ce que les gens s’imaginent. »

Sur un ton plus personnel, il se désole des tensions actuelles, contre-productives selon lui, entre l’ouest et l’est du pays. « Je l’ai écrit dans le journal et dit à la radio, l’Alberta et le Québec ont bien davantage en commun que ce que les gens s’imaginent. Seulement, la question énergétique canadienne nous divise actuellement à un point tel qu’aucun terrain commun n’est perceptible. C’est dommage. »

Comment concilier le développement de la filière pétrolière canadienne avec les impératifs de lutte aux changements climatiques? Là-dessus Jean-François est affirmatif : « Je crois que c’est tout à fait possible. Or, il importe de bien comprendre ce qui est sous notre contrôle individuel et collectif et ce qui ne l’est pas. Et je trouve qu’il y a beaucoup de confusion là-dessus dans le débat public. »

Jean-François est favorable à la tarification du carbone et souhaiterait également l’implantation au Canada d’un dividende carbone, une idée lancée aux États-Unis par le Climate Leadership Council, une association souhaitant dépasser les objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Il souhaiterait également que l’offre de transport actif et collectif augmente.

« C’est le changement de nos comportements individuels qui fera infléchir la courbe de la demande en pétrole. Par ailleurs, nous n’avons de contrôle que sur notre propre consommation et non sur celle des autres pays. Ainsi, bien que je sois 100% en faveur de mesures environnementales efficaces pour réduire la consommation canadienne d’hydrocarbures, je suis d’avis que si d’autres pays veulent consommer du pétrole, il serait préférable que cette demande soit pourvue par le Canada plutôt que par des pays moins scrupuleux en matière de respect de l’environnement et des droits humains. »

Jean-François nous rappelle également que plus de 1 milliard d’êtres humains à travers le monde, la plupart situés en Afrique subsaharienne, vivent encore sans électricité. Une situation qu’il faut prendre en compte lorsqu’il est question de développement énergétique à l’échelle internationale.

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